Le Président de la République, son Excellence le professeur Alpha Condé, a reçu en audience, ce lundi, 14 octobre 2019, au Palais présidentiel, Rosine H. Sori-Coulibaly, Représentante spéciale des Nations unies pour la Guinée-Bissau.

Au cours de l’audience, la représentante spéciale des Nations unies a fait un compte rendu au Président de la République sur les avancées enregistrées dans la crise politique que traverse la Guinée-Bissau.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé a été désigné le 02 avril 2012 comme médiateur dans la crise de la Guinée Bissau par les chefs d’État de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette médiation du Président de la République a permis l’organisation et le bon déroulement des élections législatives. La date retenue pour l’organisation de l’élection présidentielle est fixée le 24 novembre 2019.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a reçu, ce vendredi 11 octobre 2019, les lettres de créance de sept nouveaux Ambassadeurs accrédités en Guinée en qualité d'Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires.

Il s’agit de son excellence, Mgr Tymon Tytus Chmielecki, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Vatican;  son excellence  M.  David Mc Il Roi, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Grande-Bretagne; son excellence M. PC Barupal, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde; son excellence M. Ulrich Norbert Meler-Tesch, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Allemagne, Son Excellence Mme Maria Cuandina Tchilepa de Cary Alho, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Angola, son excellence M. Alieu Kebba Jammeh, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Gambie et Son Excellence, M. Abdullah Mohamed Al Amri; ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du sultanat d’Oman.

Désormais accrédités auprès du gouvernement guinéen, ces diplomates ont tour à tour exprimé au Président Alpha Condé, leur ferme engagement à œuvrer pour le renforcement et la diversification des relations de coopération et d’amitié entre la République de Guinée et leurs pays respectifs. 

 

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé a reçu ce jeudi, 10 octobre 2019 au Palais Sékhouréyah, les investisseurs turcs  de la société Calik Holding.

Ces hommes d’affaires turques étaient venus exprimer leur volonté d’investir en Guinée dans les domaines des infrastructures, de l’énergie solaire et des mines.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé a salué cette démarche de la société Calik Holding, et a fait savoir que la Guinée est ouverte à tout investissement pour un développement harmonieux dans un partenariat gagnant-gagnant.

À l'issue de cet entretien, le président-directeur général de la société Calik Holding est revenu sur les grandes lignes de cette audience avec le Chef de l’État: « tout d'abord nous remercions Son Excellence le Président de la République de nous avoir reçu. Ma délégation et moi, nous sommes très contents d’être en Guinée. Nous avons échangé avec le Président de la République sur des projets d'infrastructures, d'énergie solaire, et des mines. Nos équipes vont travailler en étroite collaboration avec le groupe de travail mis en place par le Président de la République.»

A la tête d’une forte délégation, le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, prendra part aux travaux de la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 7) à Yokohama, au Japon, du 28 au 30 août 2019.

Organisée par le gouvernement japonais conjointement avec les Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour le Développement, la Commission de l’Union Africaine et la Banque Mondiale, la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique vise à promouvoir un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires asiatiques dans le domaine du développement.

Le thème global retenu pour cette 7ème rencontre est : « Faire avancer le développement de l’Afrique par les populations, la technologie et l’innovation ».

Plus de 4500 participants sont attendus à cette grande conférence internationale organisée au Japon, incluant des Chefs d’États et de gouvernements, ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, du secteur privé, d’ONG et de la société civile.

Au cours de cette rencontre, le Président de la République, Professeur Alpha Condé s’entretiendra avec des investisseurs et opérateurs économiques japonais sur des projets d’investissements du PNDES.

 

Guinéennes et Guinéens, 

Mes chers compatriotes de la Guinée et de la diaspora

Notre pays célèbre aujourd’hui le  soixante et unième anniversaire de son indépendance nationale. Ce moment important de notre histoire commune, s’inscrit  dans un contexte de paix et de cohésion sociale, instauré grâce aux efforts de toute la population guinéenne engagée dans la préservation de nos acquis et de notre héritage commun. C’est une date  importante pour nous tous, parce que cette journée annuelle de commémoration de notre souveraineté, offre  l’occasion à chaque Guinéen, de percevoir désormais l’avenir de la Guinée en termes de destin commun et d’intérêt national. 

 Dans son histoire, notre pays a surmonté depuis soixante années, de nombreuses épreuves, à commencer par les conditions de notre accession à la souveraineté internationale. La Guinée, comme chacun le sait, a été le premier pays indépendant d’Afrique francophone, après le vote historique du 28 septembre 1958, qu’a précédé notre indépendance, le 2 octobre 1958.  Depuis cette date, notre république a traversé des épreuves  parfois difficiles, mais celles-ci sont toujours inhérentes à la construction d’une république souveraine et fière de son histoire. Aujourd’hui,  la nouvelle génération nourrit avec nous, une autre ambition, celle de consolider notre  Etat de droit, dans un pays apaisé et confiant en ses valeurs de progrès et de justice sociale…

 Au nom de cette noble tâche qu’est la construction d’un pays uni et solidaire que nous accomplissons ensemble depuis 61 ans,  je voudrais rendre un hommage mérité à  nos devanciers. Ceux qui se sont illustrés dans la lutte pour l’indépendance, en inaugurant la longue marche qui a conduit à la fondation de l’Etat guinéen.  

Je voudrais également rendre hommage à mes prédécesseurs à la tête de la Guinée, pour la pierre que chacun d’entre eux a  apporté  à l’édification de notre maison  commune qui demeure à la fois, notre bien partagé et notre patrimoine historique.  

Aussi, je voudrais enfin exprimer ma reconnaissance à chacun d’entre vous qui avez contribué à la promotion de cet idéal commun,  celui d’une grande Guinée forte et prospère que nous souhaitons léguer  aux  futures générations.

C’est pourquoi j’invite chaque citoyen, jeunes et femmes, acteurs de la vie publique, de la société civile, acteurs du secteur économique, à poursuivre cette œuvre  de préservation de nos acquis  en matière de démocratie et de libertés publiques, nos incontestables réalisations économiques et sociales. La  modernisation de la gouvernance et de l’action publique basée sur la transparence, donnera à tous les citoyens guinéens,  les moyens d’accéder  à l’information publique sur l’évolution de notre pays. Cet investissement offrira à la presse publique et privée dont le rôle est important dans notre démocratie,  les moyens d’exercer sa mission dans un esprit de liberté et de responsabilité propice à l’équilibre de notre société.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

Je suis conscient de l’importance des enjeux de l’édification d’une société de liberté et de responsabilité. C’est dans cet objectif que je reste déterminé à poursuivre avec vous, l’œuvre de  protection du chantier démocratique que nous avons  commencé ensemble depuis 2010 et qui n’a cessé de progresser.  Dans ce combat mené avec un engagement qui réunit toutes les composantes de la nation guinéenne, nous restons attachés à l’une de nos valeurs cardinales : la défense de l’unité nationale et de notre modèle  social qui exclut le rejet de l’autre. Le développement de notre vie politique qui s’effectue dans un espace de fraternité et de solidarité active, conduira prochainement à l’organisation de nouvelles élections législatives, selon le chronogramme qui sera établi et proposé par la Commission électorale nationale indépendante.  Il s’agit de renouveler notre représentation nationale dans un parlement où toutes les sensibilités politiques choisies par le peuple, trouveront leur place dans le cadre du pluralisme politique qui caractérise notre modèle politique. En Guinée, la démocratie et le respect de la volonté populaire resteront toujours pour  notre gouvernement, des valeurs intangibles.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

Au cours de cette année, dans l’objectif de renforcer nos institutions,  notre pays a enregistré de nombreux débats politiques dont celui relatif à l’organisation des pouvoirs publics. Dans la société dans laquelle nous vivons en Guinée, la voix de chacun compte, mais celle du peuple compte encore plus, parce que c’est le peuple qui est le seul souverain. Après avoir suivi avec beaucoup d’intérêt les débats des uns et autres, sur l’organisation de l’Etat et des pouvoirs publics, j’ai instruit le Premier ministre d’ouvrir les consultations nationales avec les institutions, les acteurs politiques et sociaux et les forces vives de la nation, dans le but de structurer les débats. Je félicite tous les participants pour l’engouement que  cela a suscité chez chacun d’entre eux. Ce nouveau rendez-vous est un exercice démocratique auquel, tous les citoyens quel que soit leur obédience politique, sont invités à prendre part, et à donner leurs   avis. En matière de lois, il ne s’agit pas de promouvoir des intérêts personnels  ou de gérer l’avenir d’un seul homme, mais d’œuvrer pour améliorer le destin de toute une nation. J’attends le compte rendu et le rapport du Premier ministre pour tirer les conséquences qui s’imposent... 

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes 

En ce soixante et unième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale, je voudrais encore rappeler que nos principaux défis demeurent la promotion d’une société  meilleure  pour les Guinéens. Notamment  par le partage des richesses et des  fruits de la croissance économique, à travers nos différents projets de développement. 

L’Etat doit  combler  les besoins sociaux de base de nos populations dans les secteurs sociaux éducatifs et sanitaires,  dans la fourniture d’eau, d‘électricité, l’accès aux logements sociaux. Notre gouvernance est orientée vers la transformation de l’économie  guinéenne, pour améliorer les conditions de vie de nos populations. C’est ainsi que  nous avons  décidé désormais de consacrer 15% des recettes minières au financement des collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités, l’ANAFIC. Ce projet doté d’un budget  de 700 milliards de francs guinéens, est destiné à  impulser le développement dans ces régions minières.  Ce programme s’exercera   dans le respect des normes environnementales  et de transparence dans le secteur minier. 

Cette politique comprend également l’inclusion économique financière et sociale nécessaire pour lutter contre la pauvreté, avec l’aide des partenaires techniques et financiers internationaux comme la Banque mondiale, pour cela 104 millions de dollars ont déjà été mobilisés.  Les ressources internes seront également mises à profit par les efforts du gouvernement pour l’amélioration du recouvrement fiscal  qui devrait passer  de 13 à 15% du produit intérieur brut. Conformément aux recommandations de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement.  Notre politique d’emploi mettra davantage la priorité sur les jeunes et les femmes qui vont bénéficier d’une politique de promotion du contenu local donnant la priorité à l’emploi local et  à la main d’œuvre nationale. Tous ces impératifs figurent dans la lettre de mission du gouvernement.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

En ce jour de retrouvailles nationales, mes pensées vont à l’endroit des pionniers de  l’intégration continentale  qui ont inauguré le combat pour bâtir une grande Afrique, fière d’elle-même et confiante en son destin.  C'est-à-dire,  un continent capable de se prendre en charge et de relever les défis du développement qui se posent à nos concitoyens,  dans un continent apte à lutter contre les périls qui menacent la paix et le climat. Ainsi que d’autres dangers, notamment  l’exode tragique  vers l’Europe  d’une fraction de sa jeunesse  à travers les déserts et les océans. 

Mes pensées s’adressent à nos forces armées. Notre armée nationale et républicaine guinéenne qui fait aujourd’hui la fierté de notre pays, parce qu’elle est garante de la défense de notre territoire et contribue de manière significative à la protection de nos valeurs républicaines.  Nous disposons d’une armée de paix et de développement qui participe en ce moment aux opérations de maintien de la paix dans notre région ouest africaine, dans le cadre de la Minusma à Kidal,  dont les efforts sont loués par l’ensemble de la communauté internationale. 

Mes mots  s’adressent également  à nos ainés, les braves et anciens combattants qui ont été à l’avant-garde de la marche de notre peuple vers l’indépendance et le progrès social.  

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

A l’occasion de cette fête nationale, c’est également le lieu d’exprimer notre solidarité  envers les plus démunis, ceux dont l’amélioration de la vie quotidienne fait partie de nos préoccupations. Je tiens à vous rassurer que l’Etat dans sa gouvernance sociale, continuera d’offrir tout son soutien à cette partie de la population et prendra toutes les dispositions utiles à leur égard. 

J’adresse également une pensée solidaire à l’endroit de nos travailleurs participant au développement de notre administration et de notre économie. Ainsi qu’à nos compatriotes vivant à l’Etranger,  qui sont une partie intégrante de notre avenir commun. 

A ces pensées, j’associe également, les Etrangers qui ont choisi de vivre parmi nous, nos partenaires qui œuvrent à nos côtés dans nos différents projets de développement pour l’avenir et le développement de notre pays. 61 ans après le jour glorieux où la Guinée a accédé à l’indépendance et à la souveraineté, c’est ensemble, dans l’oubli de nos divisions passées que je vous convie à regarder avec moi vers un avenir de prospérité. Car ce n’est qu’ensemble, unis et solidaires, que nous parviendrons à  relever les défis de développement de notre cher et beau pays

Bonne fête de l’indépendance

Vive la République de Guinée, 

Que Dieu bénisse notre pays.

 

 

Les membres du Comité exécutif de la Fédération internationale de Maracana Association (FIMAA), ont été reçus en audience par le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, ce lundi, 30 septembre 2019 au Palais Sékhoutouréya.

Ces membres et leur président, Bleu Charlemagne, étaient venus remercier le Chef de l’Etat pour son implication personnelle à la réussite de l’organisation de la 8ème édition de la Coupe d’Afrique des nations MaraCAN 2019 qui a pris fin hier dimanche à Conakry.

Après des échanges fructueux autour de l’amélioration de cette pratique sportive en Afrique, les membres du Bureau exécutif de la FIMAA ont inscrit le Président Alpha Condé comme membre du conseil d’honneur de cette Fédération.

Au sortir de l’audience, le président de la Fédération internationale de Maracana Association, Bleu Charlemagne, a déclaré : « Nous sommes heureux d’avoir été reçus en audience par son excellence, le Pr Alpha Condé, Chef de l’Etat, Président de la République de Guinée qui a bien voulu nous accorder cette audience pour échanger et lui exposer les attentes de la Fédération internationale de Maracana Association qui vient en relation étroite avec le ministère des Sports guinéen, d’organiser la 8ème édition de la Coupe d’Afrique des nations dite MaraCAN 2019. Il était bon, pour tous ces efforts fournis par l’Etat guinéen, avant de prendre congé de la nation guinéenne, que nous puissions mes collaborateurs et moi, venir lui exprimer notre gratitude.

Deuxièmement, c’est l’un des rares Chefs d’Etat à nous recevoir dans le cadre de la promotion de cette discipline que nous avons inventée en Afrique et qui est en train de s’exporter allègrement vers d’autres continents. A partir de maintenant, le comité exécutif et moi-même nous faisons de lui membre du conseil d’honneur. Le conseil d’honneur est un organe d’appui pour toutes nos initiatives de promotion tant en Guinée que dans le monde entier. C’est avec beaucoup de satisfaction qu’il a marqué son accord pour être membre de cette Fédération au niveau du conseil d’honneur, aux côtés de ses pairs africains notamment le Président Alassane Ouattara (…)

Nous savons que nous avons besoin de leur engagement pour porter plus loin cette initiative ».

Le Maracana est un sport d’origine brésilien marqué par la diversité des disciplines pratiquées, mais aussi par la domination du football. Cette discipline sportive fait de nos jours du chemin en Afrique.

 

Monsieur le Président de l’Assemblée générale,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les Délégués,

Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président,

Il me plaît d’adresser tout d’abord au Professeur Tijjani Muhammad Bande mes chaleureuses félicitations pour sa brillante élection à la 74ème Session de notre assemblée et lui assurer de mon soutien pour le succès de son mandat.

Je tiens également à rendre un hommage mérité à Madame Maria Fernanda Espinosa Garcés pour le travail remarquable accompli durant son mandat que l’on retiendra comme une Présidence réussie. Son dynamisme et son efficacité font honneur à toutes  les femmes.

Monsieur le Président,

Nous vivons dans un monde plein de défis de toute sorte :

Inégalités, conflits armés, terrorisme et extrémismes violents, réchauffement climatique, catastrophes naturelles, intolérances, phénomènes migratoires.

Un monde plus juste, plus inclusif et solidaire a toujours fait partie de mes rêves.

D’abord comme jeune étudiant révolutionnaire, puis comme militant politique dans une époque où l’aspiration pour un monde meilleur était le moteur et la raison même de notre existence.

Souvent, je pense avec nostalgie, à cette période où on mettait la personne humaine, son devenir et sa condition au centre de nos préoccupations. Le sens éthique et les considérations d’ordre moral étaient fondamentaux dans nos règles de valeurs.

Tout est différent de nos jours. On se demande pourquoi et comment on a pu perdre ainsi nos valeurs pour arriver à ne plus avoir de respect pour rien et pour personne. La situation que nous vivons aujourd’hui est le reflet de cette transformation. Quand on voit comment on traite nos semblables qu’ils soient migrants, minorités ethniques ou religieuses, on se demande ce qui nous est arrivé. Nous oublions que nous sommes tous de passage et que nous avons comme mission et devoir de protéger et respecter notre prochain et préserver cette terre que nous avons héritée de nos ancêtres et que nous devons transmettre à notre tour aux générations futures.

Nous devons reprendre conscience de nos valeurs.

Tout ne sera sans doute pas parfait mais si chacun de nous fait une action, un geste avec comme objectif d’améliorer les conditions dans lesquelles nous vivons avec nos frères et sœurs, un monde meilleur est possible.

Pour ma part, j’ai essayé de donner ma modeste contribution au courant de ma vie mais en particulier depuis mon élection à la magistrature suprême de mon pays.

En effet, tout au long de ma vie, j’ai eu pour ambition de contribuer concrètement à une Guinée plus juste et solidaire, où chaque citoyen indépendamment de ses origines et de son statut social puisse s’épanouir dans un environnement sain.

Les premières années ont été très difficiles. Les caisses de l’Etat étaient vides et notre pays n’avait plus d’écoute ni de crédibilité au sein du FMI, de la Banque Mondiale et des Organisations internationales. Il a fallu prendre le bâton du pèlerin pour négocier, convaincre. On a réussi à annuler la dette, faire les réformes qui s’imposaient. On a dû par exemple envoyer plus de 4000 officiers de l’Armée à la retraite. Il a fallu faire des choix difficiles. Donner du courant au pays dans un contexte de l’émergence de l’Ebola. Nous avons eu une période très difficile qui a été surmontée grâce à la responsabilité et à la collaboration de tous les Guinéens auxquels je rends hommage. C’est un grand peuple, croyez-moi qui a toujours su se relever avec courage.

Monsieur le Président,

Remettre la Guinée sur la carte des investisseurs n’a pas été non plus facile mais aujourd’hui nous assistons enfin à une forte croissance des investissements privés en Guinée et ce dans tous les secteurs.

En ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, le Gouvernement guinéen a créé l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales et l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale qui permettent une meilleure répartition des richesses. Notamment l’allocation de 15% des recettes minières aux collectivités locales ou encore des transferts directs aux populations vulnérables dans les zones reculées du pays.

Ayant dédié mon mandat aux jeunes et aux femmes, leur participation au processus de décision, est au centre des actions du Gouvernement. La mise en place du programme de micro crédit a permis d’allouer aux femmes plus de 100 milliards de francs guinéens sous forme de crédit revolving. Des centres d’autonomisation moderne des femmes ont été construits et des milliers de femmes bénéficient de formation dans toutes les filières. Dans le domaine de l’emploi pour le moment 6.857 femmes ont été recrutées dans la fonction publique pour la période 2010-2018.

Dans le secteur agricole 3314 paysannes ont été formées en techniques améliorées de production agricole. Naturellement ces mesures bénéficient aussi aux porteurs d’handicap qui sont encouragés à participer à la vie active.

Sur le plan environnemental et la lutte contre le réchauffement climatique, la Guinée s’est engagée à réduire de 13% les émissions de gaz à effet de serre. Un vaste programme de reboisement de 2 millions d’hectares sur toute l’étendue du territoire guinéen est prévu d’ici à 2030.

Monsieur le Président,

L’égalité du genre est une des priorités de mon Gouvernement. En plus du respect de la parité dans les effectifs scolaires et universitaires ainsi que l’élimination du mariage précoce et d’autres pratiques discriminatoires, on pourra mettre l’accent sur des projets qui permettront une autosuffisance économique de la femme et le maintien scolaire des filles et leur accès aux filières techniques et scientifiques.

Pour combattre le chômage, nous avons aussi mis en place des programmes de partenariats publics/privés au service des jeunes et des femmes qui ont atteint pour le moment 140 millions de dollars d’investissements, mais que nous prévoyons augmenter sensiblement.

Monsieur le Président,

Il a été possible de lancer beaucoup de projets dans le domaine des infrastructures qui ont changé le visage de la Guinée. Et nous avons le programme avec la participation de nos partenaires publics et privés en vue de lancer prochainement d’importants projets de construction de logements sociaux, d’infrastructures routières, ferroviaires, portuaires avec la mise en place de zones économiques spéciales qui permettront enfin à la Guinée de devenir un pays exportateur de produits finis.

Monsieur le Président,

Lors de Cop 21, a été lancée l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables -AREI.

Puis, sous ma présidence à l’UA, un engagement ferme de tous les pays africains de faire de cette initiative un modèle pour tous quand l’Afrique parle d’une seule voix a été prise et un conseil d’administration installé.

Ainsi, cette initiative de transformation initiée et menée par l’Afrique pour accélérer, intensifier et exploiter l’immense potentiel africain de sources d’énergies renouvelables.

Le Développement durable et le respect du climat sont les mots d’ordre de cette initiative.

Née avec beaucoup de scepticisme, dans un contexte général où nous avons pris l’habitude de ne jamais respecter les objectifs temporels fixes, j’ai le plaisir et l’honneur d’annoncer à cette assemblée que le conseil d’Administration de l’AREI du 23 septembre dernier a pu prendre acte et confirmer que l’objectif de financement de 10 giga watts d’électricité pour le continent qui avait été fixé pour fin 2002 sera largement dépassé ayant déjà atteint à la date d’aujourd’hui le financement de plus de 200 projets énergétiques équivalents à une puissance de 9.99 GW.

Ainsi à New York nous avons adopté 78 projets représentant 4.77 GW pour un investissement avec nos partenaires au développement de 6.436 milliards d’Euros.

Et j’ai le plaisir de vous informer que 92 autres projets sont en évaluation technique et en cours d’approbation ce pour une puissance totale à 24,76 GW.

Ceci permettra de donner de l’énergie propre à des millions de foyers repartis dans toutes les régions géographiques du continent.

Nous pouvons donc dire que l’Afrique avec cette initiative en matière d’énergie renouvelable est en action pour la lutte climatique tant pour notre continent que pour la planète.

Monsieur le Président,

Les 2/3 des Africains n’ont pas accès à l’électricité. Je lance ici un appel pour encourager et solliciter l’implication de plus de partenaires publics et privés du monde entier à investir dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique. Ceci permettra à notre continent d’exploiter plus efficacement ses ressources et y rendre la vie plus agréable et plus attractive à nos jeunes pour qu’ils puissent enfin considérer l’émigration un choix et non une contrainte inévitable.

Quand l’Afrique gagne c’est le monde qui gagne, car l’Afrique est l’avenir du monde.

Je vous remercie.