Face au constat de l’état désastreux du secteur de la sécurité en 2010, constat partagé unanimement par les autorités nationales et la communauté internationale, la reforme de ce secteur était devenue une nécessité impérieuse pour la préservation de la quiétude sociale et de la paix dans le pays.

La reforme entreprise tant à créer une Armée républicaine au service de la stabilité sociopolitique à travers :

  • L’adoption de la politique nationale de défense et de sécurité ; 
  • Le casernement des militaires et de la démilitarisation de la ville de Conakry ; 
  • L’adoption de la première loi de programmation militaire ; 
  • L’équipement des forces de sécurité pour une meilleure mobilité des brigades ; 
  • La diminution significative du nombre de barrages  de contrôle sur toute l’étendue du territoire national; 
  • L’amélioration des relations civilo-militaires et matérialisation du concept Armée-Nation 
  • Le retour de l’Armée guinéenne sur la scène internationale, à travers sa participation à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la Stabilité du Mali (MINUSMA) ; 
  • La réinstauration de la discipline dans les rangs de l’armée par la mise en place des conseils de discipline, des conseils d’enquêtes et du Tribunal militaire ; 
  • la construction de nouvelles infrastructures devant abriter les unités des 
  • armées et de la Gendarmerie ;  
  • La mise à la retraite de 3.928 militaires engagés entre 1952-1975 ; 
  • L’érection de l’Etat-major de la Gendarmerie en Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale ; 
  • La création de la Justice militaire ; 
  • L’élaboration du statut spécial de la Police Nationale ; 
  • L’achèvement de l’Ecole Nationale de la Police et de la Protection Civile 
  • Le recrutement de 4 015 nouveaux fonctionnaires de la police et de la Protection Civile ; 
  • L’adoption du système de passeports biométriques ; 
  • La construction de l’Ecole Nationale de la Douane ; 
  • L’institution et le renforcement du «Contrôle civil et démocratique des forces de défense et de sécurité », ainsi que du processus de leur Réforme à travers la Commission Défense Sécurité de l’Assemblée Nationale et le Comité Civilo-militaire ; 
  • La perception positive des indices internationaux de bonne conduite du processus de la Réforme du Secteur de Sécurité  en Guinée à travers la référence qui est souvent faite par le Système des Nations-Unies, par l’Union-Européenne et par d’autres partenaires impliqués dans le processus. 
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